Sites OIV : les agents privés vont pouvoir neutraliser des drones

Vue aerienne d un site industriel - illustration anti-drone et securite OIV

Le 8 avril 2026, le SGDSN a détaillé devant les députés une mesure intégrée au projet d’actualisation de la LPM : les agents de sécurité de certains sites OIV pourront désormais mettre en œuvre des dispositifs de brouillage ou de neutralisation de drones en cas de menace imminente ou d’interdiction de survol.

C’est un changement structurel. Jusqu’ici, la neutralisation était réservée aux forces de l’ordre ou à l’armée. Là, le curseur bouge vers le privé — à condition d’être sur un site classé opérateur d’importance vitale.

Ce que ça implique concrètement : les sociétés de sécurité qui interviennent sur ces sites vont devoir intégrer une capacité anti-drone dans leur dispositif. Ce n’est plus une option technique, c’est une exigence opérationnelle qui se dessine.

Pour les acteurs qui n’ont pas encore structuré cette offre, le retard se creuse vite. Les grands comptes qui gèrent des sites OIV posent déjà la question à leurs prestataires de sécurité.

C’est précisément le sujet qui nous intéresse chez PRESIO : travailler avec les acteurs spécialisés en anti-drone pour construire des dispositifs cohérents sur un même site — des drones de surveillance autonomes pour couvrir le périmètre, des solutions anti-drone pour traiter les menaces aériennes. Les deux logiques doivent coexister, et c’est loin d’être simple techniquement et opérationnellement.

Source officielle : SGDSN — Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale.

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